Journal N°11 : Sur les routes Viet, Khmer et Thaï

Alors que les fêtes de fin d’année viennent de se terminer, nous sommes au terme de notre aventure asiatique. Dans la grisaille, sous le soleil, sur la côte ou dans la montagne, revenons sur ces mois de Décembre 2013 et Janvier 2014. Balade sur les terres vietnamiennes, cambodgiennes et thaïlandaises.

28-Déc-2013 10:27, Canon Canon PowerShot SX240 HS, 4.5, 4.5mm, 0.001 sec, ISO 125
 

 

Good morning Vietnam

 

Arrivant du Laos, nous revoilà en haut d’une montagne quand nous approchons de la frontière viet. Mais qu’est-ce qu’ils ont tous à mettre leur limite territoriale en haut de la montagne ? Bon d’accord, c’est une barrière naturelle nous direz-vous, mais tout de même !!

En passant le poste-frontière, alors que nos visas sont en règle, l’officier en charge nous demande 1$ chacun pour tamponner nos passeports… ça commence bien… Pot-de-vin payé, nous entrons sur le territoire et commençons à redescendre vers la côte.

30-Déc-2013 10:25, Canon Canon PowerShot SX240 HS, 4.0, 9.551mm, 0.001 sec, ISO 200
 

Il y a du monde dans le coin… Rien à voir avec le Laos et ses 6 millions d’habitants. Ici se bousculent, dans un pays grand comme la moitié de la France, 89 millions d’âmes. Très peuplés, nous comptons beaucoup (mais alors beaucoup) d’enfants. Ils ont toujours le sourire aux lèvres en nous voyant passer, tout en criant « Hello » à tue-tête.

 

La nourriture est encore très bon marché, comptez 2€ pour nous rassasier, chose loin d’être toujours aisée, comme pourront l’attester nombre de nos connaissances.

Au menu : riz, oeufs, poulet, herbes, poissons, soupes, baguettes, pattes, … Et même si la céréale riche en amidon reste notre favorite, car elle a l’avantage de nous caler, nous avons pu goûter quelques sympathiques particularités culinaires : sang de canard cacahuètes, poisson-chat à la braise…. Coté boisson, le houblon se décline sous les blasons « 333 Export », « Saigon », « Larue », tandis que l’alcool de riz est souvent produit dans la cabane du jardin pour notre plus grand bonheur. Le premier est souvent consommé en grande quantité par les locaux, trinquant en hurlant « Mot, Hai, Ba…Yo » comme nous le découvrirons lors d’une session Karaoké inoubliable en plein après midi. Ah oui, ici ce dernier est roi. Pas une ville sans son bar karaoké. Ils en sont complétement baba ! Leurs prestations sont dignes d’un Assurancetourix ivre et nous ne pouvons nous empêcher de sourire en constatant cette différence culturelle et musicale…

 

Grisaille et anniversaires en Mer de Chine.

 

Nous descendons de la montagne sur nos montures, direction la côte, pour rouler quelques kilomètres entre Vinh et Hoi An. Six mois que nous n’avons pas aperçu l’océan… Il nous tarde de pouvoir nous jeter à corps perdu dans les vagues belliqueuses. Malheureusement, nous essuyons une dizaine de jours de mauvais temps. La grisaille nous assaille et seul Coco reste assez motivé après une étape de 90 Km pour se délecter d’une baignade en Mer de Chine sous la bruine incessante.

16-Déc-2013 11:26, Canon Canon PowerShot SX240 HS, 4.5, 14.185mm, 0.003 sec, ISO 200
 
Trop chaud pour rouler en K-Way, trop frais pour rouler sans, trop humide pour que cela soit agréable en tee-shirt, les journées sont parfois monotones… Les nuages bas nous empêchent de profiter des paysages qui se décline du coup en marais, rizières et villes grisonnantes. Nous poussons un peu plus fort sur la pédale. Le plat de la côte nous permet d’allonger sur les mollets et Posh et Coco s’en donne à coeur joie, faisant de chaque banderole traversant la chaussée une arrivée d’étape du Tour de France, se lançant comme deux sprinters dans une course effrénée pour la victoire. Quand, juste avant notre première pause, nous atteignons une moyenne de 27 Km/h sur une journée de 100 Km, Gooby, le palpitant à 2000 et les jambes usées jusqu’au genou, n’en revient pas !

 

Décembre est un mois particulier pour nous. Et oui, Clément et Jérémy sont tous deux Sagittaires, deux bonnes occasions de lâcher un peu le vélo et de s’abandonner à un repos mérité. Qu’il est étrange de fêter le passage de ses années dans un pays lointain, totalement différent, éloigné des siens physiquement, mais parfois tout aussi proche. Pierre nous offre notre cadeau : un petit carnet rempli de mots d’encouragements et de souhaits de bonne route, écrit de la main de nos amis et nos familles. C’est avec beaucoup de frissons et de sentiments que nous lisons au bord des larmes, de rire et de bonheur, ces quelques pages pleines d’amour. Nous vous remercions énormément pour cette attention, cette petite douceur, qui a été, nous vous l’assurons, appréciée à sa juste valeur !

 

Circulation avec appréhension

 

05-Jan-2014 02:31, Canon Canon PowerShot SX260 HS, 4.0, 8.044mm, 0.01 sec, ISO 100
 
Ici vient le petit paragraphe coup de gueule. Certains reconnaîtront la patte du Gooby mode dolce vita ou encore celle du Coco des mauvais jours, même si cela arrive moins souvent 🙂

Si certains ne souhaitent pas parcourir ces quelques lignes pleines de ressentiments, passez directement au bloc suivant.

Une épidémie majeure gangrène le Vietnam. Mal incurable qui sévit sur toute les routes de la contrée, le S-K-A-S, alias Syndrome de la Klaxonite Aigüe Sévère, a joué avec nos nerfs tout au long de notre périple dans ce pays.

Principaux symptômes :

– Pas d’utilisation du clignotant , on ne voit même pas pourquoi ils en ont mis un sur leur véhicule…

– Pas de regard à droite ou à gauche lors d’une insertion sur une voie de circulation. La priorité ici, ils ne connaissent même pas le mot.

– Utilisation systématique et ultra-répétitive du klaxon pour dépasser, tourner, reculer, s’arrêter, râler, dire bonjour aux copains, voir pour le fun…

Effet principal : 

Peut entraîner la mort par écrasement. Ici c’est la loi du plus gros qui prime. Il sonne, tu te pousses, il passe ou tu trépasses.

Effet(s) secondaire(s) : 

Bourdonnement d’oreille intempestif. Perte d’audition. Changement d’humeur.

Autre(s) effet(s) notoire(s) :

Testicules en miettes. Oui, parce que, franchement, prendre des coups de cornes dans le museau à longueur de journée, ça les brisent menues !!

Bref, après quelques centaines de kilomètre sur les axes principaux, nous optons définitivement pour les voies secondaires à travers les campagnes, la jungle et la montagne, moins usitées.

 

L’arrière pays Vietnamien et fêtes de fin d’année

 

24-Déc-2013 17:22, Canon Canon PowerShot SX240 HS, 4.5, 13.799mm, 0.008 sec, ISO 200
 
Lâchant les routes principales, nous commençons à rouler sur les chemins à travers les monts et vaux du cru. Le soleil a du mal à se décider et, durant quelques jours, nous alternons entre éclaircies et pluies fines et fraîches. Cela ne nous empêche pas d’en profiter quand nous pouvons : baignade dans une rivière de montagne, affrontement des rudes pentes locales alors que nous traversons des champs de caféiers à perte de vue. Le Vietnam en possède d’immenses cultures. Les récoltes sont en cours, et nous voyons le long de la route des centaines de mètres de graines en cours de séchage. Les natifs le consomme frappé dans un grand verre, avec de la glace et parfois un fond de lait concentré. Lorsque nous nous laissons tenter par le délicat nectar, nous sommes surpris par sa saveur et son onctuosité. Il est suave, légèrement épais et possède un petit goût de caramel. Pierre, grand consommateur, en tombe raide-dingue, et chaque jour nous dégustons après nos premières heures de vélos notre dose de caféine avec beaucoup de bonheur.

Finalement, l’astre solaire décide de pointer le bout de son nez. Les températures remontent rapidement et très vite nous évoluons sous de bonnes chaleurs. Nous plantons la tente le réveillon du 24, comme à celui de la St Sylvestre. Nous ne pouvons nous empêcher de penser que c’est bien la première fois que nous campons au bord d’un lac en Décembre, et nous en sommes ravis.

 

Entre les deux réveillons, nous rencontrons celui que nous appellerons notre Père Noël Vietnamien. Il se nomme Ngo et, outre le fait de sauver in extrémis Pierre d’une baignade dans les eaux douteuses d’un lac pollué, il nous invitera à passer deux jours en compagnie de sa famille. Nous passons de bons moments avec cet homme qui a le coeur sur la main, l’apogée étant une prestation émérite de notre guitariste préféré, Pierre, durant une soirée dans un restaurant local, après que nous ayons tous dansé autour du feu…

 

03-Jan-2014 04:58, Canon Canon PowerShot SX260 HS, 4.0, 10.203mm, 0.003 sec, ISO 200
 
Nous glissons petit à petit vers le sud du pays. Nous décidons de contourner Ho Chi Minh Ville, gigantesque cité, et nous roulons à travers la campagne. Joli paysage, camping, baignade, café, tout se passe pour le mieux. Mise à part cette journée. Dégustant une torréfaction matinale, Gooby se fait gnaquer par un clébard en allant payer. Le hurlement qu’il pousse est plus par surprise qu’à cause d’une réel douleur, néanmoins les marques de crocs sur sa cuisse sont bien là… La patronne du bar est morte de rire et essaie de passer un piment frais sur la plaie. Nous, nous ne rigolons pas du tout. Le ton monte légèrement et finalement Gooby l’envoie balader avec son morceau de poivron et son chien tout moisi. Nous voilà à chercher l’hôpital à travers le bled. Avec la rage, nous ne prenons pas de risque.

Anti-tétanique puis anti-rabique, Jérémy hérite d’un traitement qui l’obligera à se faire piquer cinq fois durant le mois de janvier… pratique vu que nous sommes toujours en mouvement…

 

Enfin finalement, plus de peur que de mal, nous avançons vers une frontière perdue au milieu de la brousse.

 

Chaleur et piste au Cambodge

 

Lorsque nous entrons au Cambodge, le contraste est flagrant. Les gens paraissent vraiment paisibles. La preuve en est au poste

05-Jan-2014 13:09, Canon Canon PowerShot SX240 HS, 4.0, 5.639mm, 0.017 sec, ISO 200
 
frontière car, tandis qu’un douanier prépare nos visas, l’autre rigole et prend la pose sur le bolide de Coco.

Comme nous avons du temps, nous optons pour un crochet vers le nord pour ensuite se diriger vers l’ouest et la Thaïlande.

Les paysages sont différents. Nous avons l’impression de rouler à travers la savane. La végétation est basse, asséchée et jaunie par les fortes chaleurs. Officiellement, ici, nous sommes en hiver. Officieusement, nous hallucinons lorsque nous voyons les locaux en pull et en cagoule tellement il fait chaud. Si chaud que nous décidons finalement de décaler nos horaires de vélo. Nous roulons maintenant entre le lever de soleil et l’heure du déjeuner, pour ainsi éviter les grosses chaleurs de l’après-midi, préférant une bonne petite sieste et une partie de Yams sous l’ombre des arbres à une sudation insoutenable.

 

Nous traversons le Mékong sur une barquette au niveau de Stung Treng. A partir de là, nos roues tâteront de la terre et de la poussière pour 250Km. Les directions ne sont que très rarement indiquées et rapidement nous avançons plus ou moins à l’aveuglette sur les pistes de campagne. Heureusement, les quelques villages que nous traversont possèdent tous des spots avec des pompes, ce qui nous permet de ne pas manquer d’eau.

Canon Canon PowerShot SX240 HS
 

 

Nous élisons domicile dans les écoles. Après une partie éreintante de foot ou de volley partagée avec la jeunesse, nous plantons la tente sous les regards amusés des enfants et des enseignants. La cacahuète à l’apéro est agrémentée d’une rafraîchissante et salvatrice Cambodia, Angkor ou Black Panther, les cervoises de la région tandis que la popote de riz chauffe sur notre feu de bois quotidien. On se sent bien !

 

Cérémonie, temple et coréen

 

En redescendant vers Kampong Thum, à travers la savane et la piste cambodgienne, nous sommes accueillis dans un lycée reculé dans la campagne par une foule de jeunes qui piaillent dans tous les sens. Les professeurs font la traduction. Pour certains, nous sommes les premiers étrangers qu’ils rencontrent, surtout sur des montures si bizarres. Ils posent tout plein de questions et nous voilà rapidement esquissant de grands gestes avec verve pour tenter de communiquer notre voyage, les sentiments que nous éprouvons, le tout en montrant sur une carte notre parcours. Apercevoir leur sourire ébahi est une récompense tout aussi forte que les paysages grandioses que nous avons pu apercevoir depuis notre départ.

 

11-Jan-2014 13:29, Canon Canon PowerShot SX240 HS, 5.0, 32.009mm, 0.003 sec, ISO 100
 
Les enseignants nous proposent alors de rester une journée de plus dans leur école. Il se trouve que certains d’entre eux doivent assister à un mariage le lendemain soir dans le village voisin, et ils souhaitent que nous y participions, de manière à découvrir un des nombreux aspects de la culture Khmer. Ce fut un de ces moments gravés que nous chérissons tant depuis le début de notre voyage. Nous y arrivons pour le repas, le père de la mariée nous installe sous le regard étonné des convives. Magenta, bleue, jaune, fushia, , les robes des dames rivalisent de flamboyantes couleurs. Les hommes passent de table en table et trinquent avec les invités affairés autour de mets épicés : soupe de poulet, poisson-chat, pléthore de plats inconnus au bataillon et bien sûr du riz. Pour nous, seuls étrangers de la soirée, c’est festival : tout les gars du coin de la grande tente où nous sommes posés veulent absolument faire un cul-sec avec nous pour marquer le coup. Rapidement, n’osant refuser, nous sommes grisés par la bière que nous ingurgitons à grands godets.

Et nous voilà évoluant sur la piste de danse, tentant de calquer nos pas sur le rythme des musiques lancinantes cambodgiennes tandis que nos mains s’invectivent dans une parodie de mouvement type « Bollywood ». Au retour, assis à l’arrière des scooters de nos hôtes, glissant sur les chemins ensablés, nous résumons notre soirée en un mot : inoubliable 🙂

 

15-Jan-2014 18:13, Canon Canon PowerShot SX240 HS, 4.0, 10.203mm, 0.001 sec, ISO 640
 
De nouveau sur la route, nous passons le long des temples Preah Khan et Angkor Wat. Ce dernier, gigantesque vestige, est réellement sublime, et ce même si le nombre de touristes est assez conséquent. Quand nous voyons les immenses structures de pierre et le détail dans les différentes et innombrables frises qui les ornent, nous ne pouvons que souffler d’ébahissement de la majesté et la beauté du site. Nous badinons entre les nombreuses pyramides qui le constituent durant une journée. Pierre et Clément attendront même d’apercevoir le coucher de soleil et ses magnifiques couleurs se reflétant sur le temple principal.

 

16-Jan-2014 18:40, Canon Canon PowerShot SX240 HS, 5.0, 19.173mm, 0.001 sec, ISO 200
 
En repartant, nous rencontrons au hasard d’un virage Mingyu, cycliste coréen. Sacré phénomène, il roule sur sa monture affublé d’un casque de base-ball et d’un ukulélé!! Nous passons une soirée mémorable au coin du feu, dans un coin d’herbe au bord d’une rivière, Mingyu nous gâtant de délirantes chansons tandis que Posh s’essaye avec succès aux quatre cordes de cet instrument si singulier.

 

Finalement nous approchons la frontière thaïlandaises. Nous jouons quelquefois au jeu « Attrape charrette » pour reposer nos petites gambettes fatiguées et aussi parce que les locaux sont toujours morts de rires en voyant des barbus en vélos qui tentent de les rattraper et qui sont ensuite scotchés à leur véhicule. Evidemment, la prudence est de mise, même si parfois le danger ne vient pas de là où l’on s’y attend. Gooby :

« J’étais tranquille, accroché à une charrette remplie de bovin, Coco devant moi et Posh de l’autre coté, quand soudain je sens comme une humidité improbable. Je lève le museau vers le ciel : rien, que du bleu…Je regarde vers la droite et j’aperçois, directement aligné depuis la charette, le cul de la bête à coté de moi qui s’en donne à coeur joie. Je suis en train de me faire pisser dessus par une vache…Croyez-le ou pas, bien que je ne sache toujours pas pourquoi, j’ai enduré l’épreuve, impassible. Mais les copains, en tout cas, se sont bien marrés !! »

 

Passage express en Thaïlande

 

En passant la frontière, nous avons le plaisir de passer deux heures aux douanes dans une salle bondée de touristes qui, comme nous, souhaitent entrer en Thaïlande. Tandis que les gardes essaient vainement de créer des files pour les guichets au milieu de ce tohubohu, Clément et Pierre prennent leur mal en patience et, à même le sol, se lance dans une improbable partie de Yams. Tampons en poche, nous quittons finalement Mingyu et partons sur les routes Thaï.

19-Jan-2014 12:31, GoPro� YHDC5170, 3.6, 5.0mm, 0.001 sec, ISO 100
 

Nous avons encore un peu de temps avant le vol que nous comptons prendre à Bangkok. Nous décidons donc de faire un petit crochet supplémentaire et de partir vers le sud juste après Poipet, direction Chantaburi. Il ne nous reste que quelques jours en Asie et nous avons à coeur de faire avec Posh une dernière grosse étape, histoire de se la donner bien à fond… Une journée éreintante de 160 Km nous permet de récupérer la côte donnant sur le golfe de Thaïlande.

 

A partir de là nous longeons le littoral et profitant d’une météo très favorable, nous passons les après-midis à se dorer la pilule sur les plages quasi-désertes et se baigner dans les eaux translucides du coin. A Ban Phe, nous tombons sur un bar tenu par un français, « La Déglinguette », et l’aimable tenancier nous autorise à planter la tente sur les dix mètres séparant son commerce de la mer. Nickel! Coïncidence, le soir même, nous rencontrons dans le rade Bernard et Christine, deux retraités en vacances qui, en France, habitent la ville attenante à Léognan, notre foyer de coeur. Le couple est super sympathique et nous passons une bonne soirée à rigoler, avant que la fatigue ne nous emporte et que nous nous endormions avec le bruit des vagues pour nous bercer.

Une avant-dernière étape avec le vent pleine face, à la suite de laquelle nous seront nourris dans un temple à la tombée de la nuit, et nous voilà aux portes de Bangkok. Le dernier jour de vélo est rude : 90Km a travers la banlieue puis la ville… La circulation est difficile, les véhicules innombrables et le bruit omniprésent. Coco :

« Réveil matin 6h00 et je multiplie les allers-retours aux toilettes…l’un des mets de la veille a du mal à passer ! Petit dèj express, on replie le camp et nous nous élançons sur la route déjà bondée de véhicules en tout genre. Gooby part tout feu tout flamme slalomant entre les pots d’échapement à vive allure (lui même qui râle comme un putois dès qu’on franchit la barre des 17,4km/h) A croire qu’il veut me faire payer le rythme que nous lui avons imposé avec Pierre pendant ces deux mois ! Bref, ça remue, ça gargouille, c’en est trop je me stop…galète !! il est 10h00 nous avons encore plus de 60km de rocade surchargée à parcourir et devons trouver une maison dont nous avons les coordonés GPS…sans GPS !! La journée va être longue. »

 

25-Jan-2014 23:25, Canon Canon PowerShot SX240 HS, 3.5, 4.5mm, 0.017 sec, ISO 640
 

Enfin nous arrivons chez Menn. Nous avons rencontré pour la première fois le bonhomme au Laos, alors qu’il effectuait un voyage à vélo avec ses amis. Nous l’avons recontacté quelques jours auparavant et il a accepté de nous héberger dans sa maison le temps de notre passage sur la cité. Quel accueil nous avons eu droit !! Sa famille a le coeur sur la main et leur hospitalité est tout simplement inoubliable. Nous passons d’excellents moments. La mère de Menn nous prépare des petits plats délicieux chaque soir tandis que son père nous parle de la vie en Thaïlande. En ce moment, il y a beaucoup de conflits entre le peuple et le gouvernement. Les habitants de la capitale ont, pour se faire entendre, bloqué les artères principales du centre, dormant dans des tentes au milieu des rues, à même le bitume. Menn nous y emmène faire un tour de vélo en nocturne. Entre les endroits touristiques et les lieux de protestation, le monde est omniprésent et tout cela forme un contraste particulier et étonnant dans cette ville gigantesque.
27-Jan-2014 17:15, Canon Canon PowerShot SX240 HS, 4.5, 11.58mm, 0.02 sec, ISO 320
 

Coco et Posh profitent de nos derniers moments pour aller voir un entraînement de boxe Thaï et, la vitesse et la puissance des coups des combattants les ayant fortement impressionnés, racontent avec passion leur sortie à Gooby, qui lui a préféré faire un peu l’ours et s’adonner à un repos mérité.

Une dernière soirée en compagnie de notre hôte et ses amis, puis finalement, il est l’heure de nous séparer. Vélos dans les cartons, Pierre repart vers la France après deux mois d’aventures et de rencontres, tandis que Jérémy et Clément s’envolent vers un nouveau continent : l’Océanie.

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